En 1993, un raid Sabbat/Garou sur la ville est venu faucher plusieurs des ''Elders'' de la ville. Nous sommes vingts plus tard et la ville se reconstruit toujours. Il y a logiquement de la place pour tout le monde...
 
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 Les traditions

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Nergal
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MessageSujet: Les traditions   Lun 10 Juin - 23:22

Un vampire vivant dans une ville dirigée par un prince doit accepter certaines contraintes en échange de la sécurité et de la stabilité. Cette stabilité n'est maintenue que par le comportement responsable des vampires, dicté par des règles quasi universelles. Ces règles portent l'aimable nom de "Six Traditions", mais sont bien plus que de simples conseils à suivre. Pour les vampires de la Camarilla et les princes qui les soutiennent, elles sont la loi. Un vampire peut être sûr que, quel que soit l'endroit où il aille, les Traditions y seront respectées. Elles peuvent être interprétées différemment, mais elles existent. C'est par le soutien qu'il leur assure et par ces Traditions elles-mêmes que le prince obtient la plupart de ses pouvoirs. De ce fait, les princes sont parmi les défenseurs les plus zélés des Traditions.
Les Six Traditions qui composent la loi de la société des vampires remonteraient à la fin des guerres qui décimèrent la Seconde Génération. Elles ont rarement été écrites, mais n'ont jamais été oubliées, et sont connues sous une forme ou une autre par tous. Même les vampires qui les rejettent les connaissent. Si les mots peuvent varier, le sens en est toujours le même.
Une pratique populaire de la Camarilla veut qu'un sire récite les Traditions à son infant avant que celui-ci ne soit reconnu comme nouveau-né. Certains princes organisent de grandes cérémonies pour marquer le passage d'un novice au stade de nouveau-né, tandis que d'autres ne s'en occupent pas, comptant ur le sire pour effectuer cette initiation. Bien que la plupart des novices apprennent les Traditions à ce moment, la Camarilla a toujours accordé beaucoup d'importance à l'aspect symbolique des choses. Les plus ardents défenseurs de la Camarilla et des Traditions soutiennent qu'un membre nouvellement créé n'est pas un véritable vampire tant que son sire ne lui a pas parlé des traditions. Elles ne sont pas à prendre à la légère, car un sire est tenu responsable des actes de son infant tant qu'il ne les lui a pas enseignées. Alors seulement l'infant est responsable de leur respect.
Certains vampires croient que Caïn lui-même créa les Traditions, et que les vampires modernes ne font que respecter sa volonté en répétant son enseignement. D'autres pensent au contraire que les Antédiluviens les créèrent pour garder le contrôle sur leurs infants, ou qu'elles ne sont qu'un ensemble de conseils de bon sens qui existent toujours parce qu'elles fonctionnent. La Tradition de la Mascarade, par exemple, devait exister depuis les nuits de la Première Cité, mais a été modifiée pour faire face à l'Inquisition.
Un certain nombre de jeunes vampires, infants du monde moderne, voient dans les Traditions une arme des anciens pour garder leur mainmise sur la Famille, et une arme antique qui plus est. Les temps qui ont rendu indispensable la Mascarade sont révolus. Caïn, la Géhenne, les Antédiluviens, tout ceci n'est que mythes aussi réels que le Déluge ou la Tour de Babel, dans le seul but de contrôler les jeunes générations. Il est temps de jeter bas les Traditions et de vivre dans l'époque moderne. Les vampires du Sabbat adhèrent totalement à ce raisonnement, et leur mépris des Traditions est une des principales motivations de leurs attaques constantes contre les anciennes structures du pouvoir.
Les anciens considèrent ces jeunes comme des adolescents en crise, qui pensent tout savoir mais n'ont pas la sagesse et l'expérience apportées par l'âge. Comme la plupart de ces rebelles sont des anarchs et des nouveau-nés, quasiment sans pouvoirs ni poids dans la société des vampires, il n'est pas étonnant que leur opposition soit si brutale. Toutefois, tous les anciens ne sont pas aussi indulgents. Ils estiment que les inconscients qui réclament l'abandon des Traditions risquent bien de voir leur voeu exaucé, mais avec l'humanité tout entière leur tombant dessus. La sélection naturelle s'occupe du sort d'une bonne partie d'entre eux, mais il arrive qu'elle soit "aidée" par un prince exaspéré par un jeune vampire particulièrement récalcitrant.
Ce qui suit est la forme la plus commune des Traditions. Gardez à l'esprit qu'il s'agit de tournures de phrase utilisées par les anciens dans les occasions les plus formelles. Les mots peuvent varier selon les clans, l'âge du vampire les récitant ou les circonstances. Durant sa présentation au prince, un infant devra les réciter comme son sire les lui a enseignées.





LA PREMIÈRE TRADITION :

LA MASCARADE
Nul ne devra révéler sa vraie nature à qui n'a pas le Sang. Quiconque le fera ne pourra plus se réclamer du Sang.


LA SECONDE TRADITION :

LE DOMAINE
Ton domaine est ta charge. Tous t'y doivent respect. Nul ne peut défier ta parole dans ton domaine.


LA TROISIEME TRADITION :

LA DESCENDANCE
Tu n'auras de descendance qu'avec l'aval de tes anciens. Si tu crées sans cet accord, toi et ta descendance serez détruits.


LA QUATRIEME TRADITION :


LA RESPONSABILITE
Ceux que tu crées sont tes infants. Jusqu'à leur émancipation, tu les commanderas en toutes choses. Leurs fautes seront les tiennes.


LA CINQUIEME TRADITION :


L'HOSPITALITE
Honore le domaine d'autrui. Lorsque tu pénètres dans une ville étrangère, présente-toi devant celui qui y règne. Sans sa bienvenue, tu n'y es rien.


LA SIXIEME TRADITION :

LA DESTRUCTION
Nul ne détruira un de ses semblables. Le droit de destruction appartient aux seuls anciens. Seuls les plus anciens d'entre nous peuvent appeler à la chasse au sang.
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Nergal
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MessageSujet: 1- La Mascarade   Lun 10 Juin - 23:25

1- La Mascarade

C'est le fondement même de la société moderne des vampires, car le but de la Mascarade est de cacher l'existence de la Famille aux mortels. Dévoiler ce secret serait désastreux pour tous. Bien que la plupart des humains ne croient pas à la réalité des vampires, il y en a suffisamment qui en sont persuadés pour que la confirmation de ce fait fasse courir des risques énormes aux vampires. Durant les nuits du passé, pendant le Moyen-Âge et autres époques de superstition, cette Tradition était moins observée, et les vampires rôdaient dans la nuit sans se soucier d'être vus. L’Inquisition et le Temps des Bûchers ont dramatiquement changé les choses, car les vampires qui étaient vus et pris étaient alors torturés jusqu'à l'obtention de leurs secrets puis détruits. Et si les jeunes peuvent plaisanter de l'Inquisition comme si c'était de l'histoire ancienne, son souvenir est encore brûlant dans l'esprit des anciens qui y ont survécu. C'est l'un des principaux points de désaccord entre la Camarilla et le Sabbat : celui-ci ne voit aucune raison de se cacher du faible bétail, alors que la Camarilla sait que le contraire est vrai.
Une violation de la Mascarade est l'un des plus graves crimes que puisse commettre un vampire, et l'un des plus faciles à fabriquer pour un prince qui désire punir un ennemi. Selon la rigueur avec laquelle un prince fait respecter la Mascarade, tout, depuis l'utilisation de pouvoirs magiques devant témoins jusqu'à l'amitié avec des mortels, peut constituer une telle violation.
Pour donner du piment à leur immortalité ennuyeuse, de nombreux vampires agissent aussi près que possible des limites de la Mascarade, ressentant l'excitation que procure la mise en balance de son existence. Le monde a connu de nombreux artistes, poètes, écrivains, musiciens, mondains, acteurs ou grands couturiers qui, fait inconnu du grand public, étaient des vampires. Bien sûr, beaucoup d'entre eux ont eu une fin tragique, les autres vampires ayant décidé que leur existence était une menace constante pour l'ensemble des Enfants de Caïn.
La Mascarade est un équilibre dangereux. Paradoxalement, ce sont souvent les anciens, qui la défendent avec le plus de rage, qui la menacent le plus (de façon indirecte, et sans qu'ils le reconnaissent). Une histoire apocryphe raconte que deux chasseurs de vampires - une nouvelle recrue et son mentor - surveillaient une boîte de nuit. Le mentor dit à son élève : "Il y a un vampire dans cet établissement. Trouve-le." Immédiatement, l'élève désigne un homme pâle, en redingote pourpre et portant un foulard à la mode du XVIIIe siècle. Il s'agissait évidement du vampire, un émissaire ventrue d'une ville voisine.
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Nergal
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MessageSujet: 2- Le Domaine   Lun 10 Juin - 23:37

2- LE DOMAINE

Il ya longtemps, les vampires prirent l'habitude de s'approprier une région spécifique pour en faire leur territoire de chasse, la base de leur pouvoir simplement pour s'en occuper. Cette Tradition a servi à renforcer le concept de "domaine", et un vampire avait alors le droit de tuer celui qui violait son territoire. Avec les ans, la société évoluant, ceci devint insupportable. Depuis 200 ans environ, une ville ou une région dirigée par un prince devient le domaine de ce prince dès son accession au trône - du moins en théorie. En réalité, de nombreux vampires conservent leur propre domaine, parfois en raison du poids des habitudes ("Les égoûts ont toujours été le domaine des Nosferatus", ou "Cette banque est dirigée par un Ventrue depuis sa création."). Bien sûr, dans les villes modernes avec une population de 30, 50 voire 100 vampires, des concessions doivent être faites. Ainsi, de nombreux vampires chassent où ils veulent, dans le territoire de chasse commun des bars, théâtres et boîtes de nuit de la ville ; ce territoire est appelé le "Râtelier" en argot.
De jeunes vampires et la plupart des anciens tentent toujours de gagner un petit bout de territoire ; ils le protègent et s'en servent de chasse privée. Certains anarchs prétendent que ces microfiefs sont donnés en récompense par le prince, preuve que seuls les chiens fidèles sont récompensés. C'est faux : les vampires qui se taillent un petit domaine violent la Seconde Tradition, et le prince ne doit pas le tolérer. Il le fait parfois pourtant, au nom de l'efficacité. Il a des choses plus importantes à faire que de donner la chasse au moindre petit anarch qui veut se faire une place. Il peut également charger des alliés de confiance de protéger une zone particulière, en échange de quelques privilèges. Mais en fin de compte, il garde la haute main sur toute la ville. Cela lui permet de protéger l'ordre, car il peut, selon la Tradition, châtier les contrevenants en toute impunité.
Pour les vampires solitaires ou les petits groupes qui délimitent leur territoire, le domaine a une valeur immense, même s'il ne s'agit que d'un terrain vague. Peu de princes garantissent effectivement des territoires, mais ils peuvent occasionnellement tolérer des "squatters" s'ils le soutiennent et y font respecter la loi. L'effet néfaste est que cela peut provoquer des conflits territoriaux entre gangs d'anarchs ou entre coteries - des conflits qui peuvent déborder dans le monde des mortels et donc menacer la Mascarade. Quelques princes sont allés jusqu'à encourager ces conflits, quel qu'en soit le danger, dans le seul but de voir les agitateurs s'entre-déchirer et se tenir éloignés des affaires de la ville.
Au pire des cas, un vampire peut revendiquer son refuge comme domaine ; il est alors responsable de ce qui se passe à l'intérieur et à proximité. Certains vampires interviennent directement sur leur voisinage pour se garantir un refuge sûr, tandis que d'autres se contentent d'une chambre où ils sont à l'abri du soleil et se moquent du reste.
La question de ce qu'est véritablement un domaine est débattue toutes les nuits. Le domaine représente-t-il le territoire physique et ce qu'il procure (comme la possibilité de chasser et la sécurité) ou donne-t-il également le droit à un vampire d'influer sur les mortels qui y habitent ? La plupart des princes estiment que le domaine est uniquement un territoire physique, mais s'aperçoivent avec sagesse que l'influence sur les affaires des mortels vient avec le territoire, quels que soient leurs efforts pour changer les choses. Un vampire qui a son domaine sur un port ne pourra pas ne pas être concerné par les activités nocturnes des mortels, telles les affaires maritimes ou les syndicats de dockers, ne serait-ce que pour assurer sa sécurité (après tout, une grève peut être très gênante, surtout si son refuge est de l'autre côté du piquet de grève). Très peu de vampires ont un domaine comprenant des mortels qu'ils ne peuvent contrôler dans une certaine mesure, ce qui peut être utile ou très gênant pour un prince. Un prince peut cependant être contraint à intervenir si le pouvoir d'un vampire particulier, dans et depuis son domaine, commence à menacer le sien.
Avec le passage des nuits et avec les prophéties de la Géhenne qui s'infiltrent de plus en plus dans la Famille, de nombreux vampires fortifient leur domaine, se terrant à l'abri malgré l'interdit du prince. C'est la seule manière, suivant le raisonnement paranoïaque de ces créatures, d'échapper au Jyhad.
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MessageSujet: 3- La Descendance   Lun 10 Juin - 23:42

3- LA DESCENDANCE

Quasiment tous les princes affirment qu'ils sont les "anciens" dont parle cette Tradition et, de ce fait, exigent que les vampires désirant procréer demandent au préalable leur permission. La plupart des vampires obéissent, plus par peur que par respect ; après tout, la non-vie de l'infant est en jeu. Si un infant a été créé sans cette permission, le prince peut le déclarer comme étant de sa lignée, faire du sire et de l'infant des proscrits et les jeter hors de la ville, ou les détruire tous les deux. Sur la seule décision du prince, les infants qui ont été créés et abandonnés sans aucun enseignement peuvent être "adoptés" par d'autres vampires, qui acceptent la même responsabilité que s'ils l'avaient eux-mêmes créé. La Camarilla reconnaît au prince le droit de restreindre la création, à cause du risque de surpopulation qui a conduit la Camarilla, lors d'un récent conclave, à faire renaître l'institution des fléaux, ces vampires qui patrouillent les domaines princiers, recherchant les vampires créés sans autorisation et les expulsant ou les détruisant.
Dans le Vieux Monde, cette Tradition a de nombreux corollaires. Le sire de celui qui doit être engendré doit être consulté, tout comme le prince qui règne sur le domaine contenant le refuge du sire (s'il y en a un). Les vampires européens sont connus pour leur intolérance envers ceux qui ont trangressé cette Tradition. Ne pas obtenir la permission de chacun de ces morts-vivants peut entraîner la destruction de l'infant, et éventuellement celle de son sire. La négligence et le manque de respect sont peut-être satisfaisants pour la racaille américaine, mais il en est hors de question dans la vieille Europe.
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MessageSujet: 4- La Responsabilité   Lun 10 Juin - 23:44

4- LA RESPONSABILITÉ

Si un vampire crée un infant, il en est responsable de la même manière que des parents mortels. Si l'infant ne peut pas supporter la charge du vampirisme, son sire doit régler la situation d'une manière ou d'une autre. Si l'infant menace la Mascarade, par malice ou ignorance, le sire doit l'en empêcher. Il doit s'assurer que son infant connaît les Traditions et les responsabilités qui en découlent, et vérifier qu'il ne constitue pas une menace pour lui-même ou la Mascarade avant de le libérer. Le sire est enfin responsable de la protection de son infant, et les autres vampires peuvent tuer un infant ou s'en nourrir en toute impunité.
Avant de procréer, un vampire avisé vérifie la maturité de son futur infant. Sera-t-il capable de supporter les transformations de son corps et de son âme ? Comprendra-t-il ce qu'on attend de lui lorsqu'on lui enseignera les Traditions ? Aucun sire ne veut être éternellement responsable d'un infant (bien qu'une infance prolongée soit possible), mais libérer un infant pas encore prêt peut entraîner sa destruction.
L'émancipation d'un infant demande traditionnellement que le sire le présente au prince de l'endroit. L'infant peut devoir réciter les Traditions ou donner d'autres preuves qu'il les connait et les comprend. Si le prince, pour quelque raison que ce soit, n'accepte pas l'infant, celui-ci doit trouver une autre ville. Parfois, un sire doit également présenter son infant à son propre sire, mais ce n'est pas toujours le cas.
Après avoir été libéré, l'infant (à présent un nouveau-né) est autorisé à vivre dans la ville avec tous les droits accordés par les lois du prince et les Traditions. La libération est considérée comme un important rite initiatique, un peu comme atteindre la majorité pour un mortel, puisque le nouveau-né est à présent responsable de ses actes. Il sera surveillé de près durant les mois suivants ; ses actions détermineront s'il sera considéré comme adulte ou non.
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MessageSujet: 5- L'Hospitalité   Lun 10 Juin - 23:45

5- L'HOSPITALITE

Certains l'appellent la Tradition de la politesse : frapper avant d'entrer. Elle était en vigueur avant même que des princes règnent sur les villes, et doit être respectée même si un vampire est seul dans son domaine. En termes simples, un vampire qui entre dans une nouvelle ville doit se présenter au prince ou aux anciens qui la dirigent. Cette présentation peut être terriblement formelle, avec le prince exigeant du nouvel arrivant des garanties sur son statut, ses opinions politiques et son lignage. Elle peut être plus détendue, comme la démarche de se rendre à l'Elysium et de s'y présenter poliment. Certains princes demandent aux étrangers d'annoncer sans délai leur venue, tandis que d'autres acceptent d'attendre une semaine ou un mois. Des princes très libéraux permettent même aux visiteurs d'aller et venir à leur guise, n'exigeant une présentation officiele que si l'arrivant souhaite s'installer dans la ville.
Ceux qui décident de ne pas se présenter courent un risque sérieux. Si la ville est actuellement plongée dans le Jyhad, un nouvel arrivant peut être pris pour un ennemi. Un prince peut invoquer la Seconde Tradition pour punir un vampire qui ne s'est pas présenté. Selon la Cinquième Tradition, le droit du prince à questionner tout étranger à son domaine ne peut être remis en question, même si son pouvoir d'expulsion est parfois contrarié. Un prince a également le droit de refuser l'entrée à quiconque, notamment aux arrivants précédés par une lourde réputation ou qui apportent dans leurs bagages une chasse au sang, des ennemis ou autres menaces potentielles pour la ville et la Mascarade.
De tel refus sont devenus plus fréquents, les signes avant-coureurs de la Géhenne rendant les princes paranoïaques et xénophobes. Certains princes, lorsqu'un groupe de vampires se présente à eux, autorisent l'entrée d'une partie de la coterie et la refuse à l'autre. Ils estiment ainsi que si le groupe représente une menace, il sera moins dangereux en étant divisé. Certains vampires célèbres ne seront pas les bienvenus dans certaines villes, alors que leurs compagnons seront accueillis à bras ouverts.
Tous les vampires ne désirent pas se présenter. Les Inconnus, les Mathusalems, et mêmes certains anciens le refusent car ils ne reconnaissent pas l'autorité du prince, même s'ils se trouvent sur son domaine. Les vampires des clans indépendants (comme les Ravnos et les Giovanni) préfèrent ne pas avoir à affronter le regard scrutateur d'un prince. Les autarkis et les anarchs dédaignent tout simplement le prince ; ils ne sont pas invités à la fête, pourquoi devraient-ils frapper à la porte ? Et les vampires abandonnés dès leur création - un phénomène en pleine expanssion - peuvent être ignorants de l'obligation.
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MessageSujet: 6- La Destruction   Lun 10 Juin - 23:48

6- LA DESTRUCTION

La Tradition de la Destruction est sans doute cell qui entraîne le plus d'abus et qui est la plus contestée. Peu de lois ont créé autant de débats dans les couloirs du pouvoir, et cette Tradition est perpétuellement réinterprétée.
La majorité pense que le sens originel donne à un sire le droit de la destruction sur sa descendance (ce qui est confirmé par les lois de vampires). Toutefois, si "ancien" est compris comme "prince", la Tradition prend son sens moderne, et de nombreux princes clament que "seul le prince a le droit de détruire un autre vampire dans sa ville". La Camarilla soutient cette opinion car elle renforce la sécurité du règne. C'est un droit que la plupart des princes s'arrogent, et qu'ils défendent avec brutalité si nécessaire.
Le meurtre d'un vampire par quelqu'un qui n'a pas le Droit de Destruction n'est pas toléré. Si le vampire est pris sur le fait, cela signifie souvent sa propre destruction. Les enquêtes sur de tels meurtres sont en général rapides et efficaces, bien que le statut de la victime entre en ligne de compte. Plus il est élevé, plus rapide et efficace sera l'enquête. Si le meurtre de deux nouveau-nés peut plonger une communauté dans la consternation, il peut falloir la mort d'un ancien pour faire véritablement bouger les choses. Certains acolytes en ont déduit que les anarchs peuvent être abattus en toute impunité. C'est un point de vue dangereux, le prince peut en effet demander la destruction des assassins pour usurpation d'un droit accordé à lui seul par la Tradition.
L'agitation dans les rues est considérée par beaucoup comme le meilleur moyen de dissimuler un meurtre, mais la sanction pour celui qui est pris reste la même. La seule occasion où un vampire au statut inférieur à celui d'ancien est autorisé à tuer est durant une chasse de sang.
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